Chambre d'hôtes à Marseille calanques : UEFA EURO 2016 à Marseille

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UEFA EURO 2016 à Marseille

Comme avant eux, Michel Platini, Zinedine Zidane, Ronaldo ou encore Dan Carter, Karim Benzema, Cristiano Ronaldo et Andres Iniesta enflammeront peut-être bientôt Marseille. Dans un an, le championnat d'Europe de football se déroulera en France et le stade Vélodrome accueillera six matches : quatre rencontres de la phase de groupes (11, 15, 18, 21 juin)), un quart de finale (30 juin) et une demi-finale (7 juillet). Pour l'économie et l'image de la cité phocéenne (et sa future métropole) c'est une aubaine. La Ville est déjà en ordre de marche. "Après le Mondial 98, la coupe du monde de rugby 2007, la capitale européenne de la culture 2013, nous sommes armés. L'Euro 2016 ne nous fait pas peur", lance Maxime Tissot, directeur de l'office de tourisme.

Des grandes affiches assurées

Place forte du football français, avec son stade de 67 000 places, Marseille est assurée de recevoir des belles affiches. Le tirage au sort du 15 décembre, qui se déroulera à Paris, livrera le verdict. C'est à partir de cet instant que l'on pourra se projeter. Mais on sait que la France jouera à Marseille son deuxième match. Un quart de finale et surtout une demie au Vel', c'est la garantie du spectacle et donc de la venue en masse de supporters. Et dans ce cas, il vaut mieux accueillir les Pays-Bas ou l'Angleterre que la Slovénie ou la Pologne. "On attend 40 000 visiteurs", indique Maxime Tissot.

Une stratégie collective en place

L'Euro 2016 a déjà commencé pour la Ville. Elle a chiffré à 40 millions d'euros, les possibles retombées économiques directes et indirectes (hors billets et frais de voyages). Sur les deux ou trois années suivantes, elle espère même jusqu'à 300 millions d'euros. Autant dire qu'il ne faut pas se louper. Alors la Ville a décidé de jouer collectif en fédérant toutes les énergies. Le City Pass, délivré par l'OT, devrait être adapté pour l'Euro. Un guide gastronomique va être édité dès cet été. Le dialogue est permanent avec l'aéroport. Hôteliers, restaurateurs commerçants, tous seront mis à contribution. "On va expliquer ce qu'on va mettre en place. Le café à six euros, ce n'est pas possible", avertit Maxime Tissot. Une agence parisienne, mandatée par l'UEFA, se charge d'ores et déjà de réserver l'hébergement pour les officiels de l'instance organisatrice, les sponsors et les VIP.

Alors qu'il reste un an avant le premier coup de sifflet, l'Office du tourisme se démène aussi pour faire sa promotion à l'étranger. Une application en anglais devrait également voir le jour.

Une clientèle pas comme les autres

Recevoir une compétition internationale de football nécessite une adaptation. Car accueillir un Australien fan des Wallabies, ce n'est pas tout à fait pareil que recevoir un Espagnol soutien de la Roja. "Le public du rugby était très familial", se souvient Maxime Tissot. Venu de l'autre bout du monde, le citoyen de l'hémisphère sud avait allié l'utile (voir du rugby) à l'agréable (la visite de la région et du pays). Un Italien, débarqué de Gênes, ne passera pas forcément deux semaines à Marseille. Le profil du fan de ballon rond n'est pas non plus le même que celui de l'ovalie. Et pas seulement à cause de sa carrure.

"La clientèle foot vient deux jours soutenir son équipe. Elle ne réalise pas un parcours touristique classique. Mais on peut l'attirer dans les musées. Marseille est aussi devenue une destination shopping. Le supporter ne va pas refaire sa garde-robe chez nous mais il consommera car ce sera la fête. L'objectif est surtout de séduire pour donner envie de revenir", assure Maxime Tissot. Car dans le maillot d'un supporter, souvent aviné, se cache souvent un papa, un mari, un futur touriste en puissance.

Ne pas négliger les "autres"

En juin 2016, Marseille verra affluer des milliers de supporters de l'Europe entière. Mais ce n'est pas pour autant que les touristes "classiques" fuiront la ville. On pense notamment aux croisiéristes. Ou aux Asiatiques qui ne sont pas concernés par cette compétition réservée aux nations du Vieux continent. "Ils sont de plus en plus nombreux notamment les Sud-Coréens, confirme Maxime Tissot. On prend particulièrement soin d'eux. Idem pour les Chinois." Une autre espèce sera choyée : le journaliste. Car une fois le stylo rangé, le professionnel des médias vit. "Il cherche des distractions, sort, s'occupe et surtout peut avoir envie de rédiger un papier sur la région voire même embarquer plus tard sa famille", glisse le boss de l'office du tourisme marseillais qui remettra un dossier de presse aux journalistes étrangers lors de leur passage.

Grâce à l'Euro 2016, Marseille pourrait dépasser son objectif de 5 millions de visiteurs l'an prochain. Et ainsi faire exploser le milliard d'euros que génère le tourisme. Le jackpot n'est pas que pour l'UEFA...

Les supporters étrangers sont attendus par les professionnels du tourisme

Hôtels, bars, boutiques... Ils espèrent tous que l'Euro 2016 fera péter la caisse enregistreuse. Le souvenir du Mondial 1998 et de la coupe du monde rugby 2007 est encore vivace. "En 2007, 200 argentins ont débarqué après le match à 23 h 30 car il n'y avait pas grand-chose d'ouvert, raconte Frédéric, le patron du Nul Part Ailleurs, un restaurant qui accueille jusque tard dans la nuit sur le Vieux-Port. C'est un changement de mentalité qu'il faut pour Marseille. Les Anglais mangent à 18 heures, les Espagnols à 22 heures. Il faudrait que les autres jouent le jeu. On va beaucoup travailler pendant l'Euro. Ce sera plein à craquer."

De l'autre côté du Vieux-Port, l'Intercontinental se frotte les mains. Un an à l'avance, l'hôtel cinq étoiles a déjà fait le plein ! "L'UEFA et les sponsors ont déjà bloqué toutes les chambres. On a mis de côté un petit contingent pour nos clients réguliers", avoue Madelijn Vervoord, la directrice de l'établissement qui devrait "réaliser 8-10 % de son chiffre d'affaires annuel sur les six jours de matches de l'Euro". L'écran géant sur sa terrasse de 1 000 m2 permettra "d'attirer dans une ambiance festive les Marseillais qui n'ont pas de place pour le Vélodrome et surtout lors des matches qui se jouent ailleurs".

Ivan Bonet "La Provence"

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